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Etude sur la charge bactérienne des appareils de bureau en Suisse 2006

Etonnant mais vrai : les téléphones, les claviers et les souris sont en général sensiblement plus sales que les toilettes.

Une vaste étude menée aux Etats-Unis concernant la propreté du poste de travail a permis de mesurer les charges bactériennes moyennes suivantes par pouce carré :

 

Lunette de WC :           49  bactéries/microbes

Souris :                    1’676 bactéries/microbes

Clavier :                   3’295 bactéries/microbes

Téléphone :             25’127 bactéries/microbes

 

Bien entendu, une situation aussi effarante que celle constatée dans la lointaine Amérique est tout simplement impensable en Suisse, pays de la propreté par excellence – ou peut-être que si ?

Pour clarifier cette question, Neroform AG, Société suisse pour la désinfection des téléphones, a mené une étude idoine en Suisse.

 

Etude 2006 sur la charge bactérienne des appareils de bureau en Suisse

En mars et avril 2006, des échantillons bactériens ont été prélevés sur des appareils de bureau de différentes entreprises et institutions à Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lucerne et Zurich ; Qualis Laboratorium GmbH à Rubigen les a ensuite analysés. Des boîtes dites de contact ont été utilisées pour tester les appareils suivants :

·         clavier de PC, un prélèvement dans la zone gauche, un autre dans la zone du milieu et un dernier dans la zone droite ;

·         souris de PC, un prélèvement ;

·         téléphone, un prélèvement en haut et un en bas (écouteur / micro) ;

·         pour la comparaison, des échantillons ont aussi été prélevés sur les lunettes de WC dans plusieurs entreprises.

 

Au total, près de 600 échantillons ont été prélevés avant et après le nettoyage et le traitement au moyen d’un produit désinfectant.

Des échantillons ont ensuite été prélevés après le nettoyage et la désinfection afin de connaître l’efficacité des méthodes et produits utilisés. A quelques exceptions près, les appareils étaient largement aseptiques après la désinfection. Les germes constatés avant le traitement furent détruits à plus de 98 % en moyenne ; ceci permet de considérer que les produits et de la méthode sont utiles.

 

Souillure bactérienne avant la désinfection (étude menée en Suisse, 2006)

Avant le traitement, on a trouvé le nombre suivant de microorganismes et germes vivants et fertiles (bactéries sporulées, moisissures, etc.), calculé sur une surface de 1 cm2. On notera qu’en raison de la méthode de prélèvement par boîte de contact et du dénombrement des cultures bactériennes qui s’y forment, seuls les microorganismes vivants ont été pris en compte. Les organismes déjà morts ou infertiles n’ont pas été saisis, conformément à la méthode appliquée.

 

  Germs par 1 cm2    
Clavier, gauche 3.28    
Clavier, milieu 3.31    
Clavier droite (pavé numérique) 2.57 Ø clavier 3.05  
Souris 2.59    
Téléphone, en haut 4.26    
Téléphone, en bas 2.45 Ø téléphone 3.35  
Lunette de WC (à titre comparatif) 2.57    

 

 

De prime abord, les chiffres ci-dessus sont si infimes qu’ils sont rassurants. Toutefois, il s’agit du nombre de germes vivants sur un seul centimètre carré.

 

Si l’on multiplie le nombre moyen de germes d’un clavier avec la surface de l’ensemble des touches (sauf la rangée des touches de fonction), on obtient une toute autre image :

·         Les touches d’un clavier sont couvertes de pas moins de 1040 germes vivants.

·         Une souris abrite en moyenne plus de 400 microorganismes.

·         Le téléphone accueille, selon sa taille, de 250 à 400 bactéries vivantes.

 

Les utilisateurs sont en contact avec tous ces appareils, en permanence ou à maintes reprises. La plupart des utilisateurs ne sont pas conscients du fait que l’on trouve sur les appareils de bureau à peut près autant de germes vivants, voire nettement plus, que sur une lunette de WC.

 

Plaque de contact avec les cultures bactériennes

Comparaison de l’étude menée en Suisse en 2006 et de l’étude menée aux Etats-Unis en 2004

Selon une étude du professeur Gerba, on a observé les charges bactériennes moyennes suivantes aux Etats-Unis en 2004 :

lunette de WC : 49 bactéries par pouce carré, souris : 1676, clavier : 3295, téléphone : 25 127 (1 pouce carré = 6,45 cm2).

Les chiffres en provenance des Etats-Unis sont nettement supérieurs à ceux obtenus en Suisse. On pourrait en arriver à la conclusion superficielle que les conditions en Suisse, pays de la propreté par excellence, sont tout simplement meilleures qu’aux USA.

Toutefois, ces résultats divergent en raison des différentes méthodes de mesure utilisées. En Suisse, les échantillons ont été prélevés au moyen de boîtes de contact classiques (type Rodac, agar CASO avec agent neutralisant). Les cultures de germes qui se sont ensuite formées sur les boîtes de contact ont été analysées par la société Qualis Laboratorium. Cette méthode ne compte que les germes vivants, capables de se multiplier.

Aux Etats-Unis par contre, les mesures ont été effectuées à l’aide d’un instrument électronique. Cette méthode compte non seulement les bactéries vivantes mais aussi les bactéries déjà mortes ou incapables de se multiplier. En outre, elle enregistre aussi des traces et fragments d’autres parties et impuretés. C’est pourquoi cette méthode donne des valeurs nettement plus élevées. Ces valeurs nettement supérieures ne sont pas fausses, mais traduisent plutôt le taux global d’encrassement des appareils testés.

Il est donc impossible de faire une comparaison directe des deux études. Si l’on complétait les valeurs de germes vivants déterminées en Suisse par les autres valeurs d’encrassement, on obtiendrait des résultats similaires à ceux des Etats-Unis.

 

Conclusion

Dans l’ensemble, Dr G. R. Schnell de la société Qualis Laboratorium considère que l’encrassement mis en évidence en Suisse est préoccupant. Les microorganismes peuvent être transmis aux doigts et provoquer des infections, si une personne porte les doigts à la bouche (en se léchant les doigts, se rongeant les ongles, etc.). Les germes transmis d'un écouteur de téléphone sur la peau peuvent déployer une activité inhabituelle (rougeur cutanée), en particulier chez les personnes présentant des déficits immunitaires.

Afin d’éviter la libre propagation de germes (et d’agents pathogènes d’origines diverses), il est conseillé de procéder régulièrement à un nettoyage et à une désinfection. Dr Schnell considère même que la désinfection et le nettoyage de ces appareils sont impératifs lorsqu’ils sont utilisés par plusieurs personnes !

 

Prestations de la société Neroform AG

Neroform AG nettoie et désinfecte les téléphones depuis 1910, et les souris, claviers et écrans depuis les années 1980. Désormais, nous nous occupons aussi de la propreté intérieure de vos ordinateurs, car une partie de la saleté accumulée est diffusée sur le poste de travail par le ventilateur de refroidissement.

Afin que vous puissiez aussi freiner la formation de bactéries sur vos appareils entre nos nettoyages (avec désinfection profonde), nous proposons désormais des kits de nettoyage comprenant quatre produits. Ces kits contiennent : Nerodata (nettoyage d’appareils), Nerovitro (écrans), Neroform (désinfection) ainsi qu’un chiffon sec. Il est possible de les acheter sur notre page Internet, sous la rubrique Produits.

La liste de prix de nos prestations et de nos produits est disponible aux rubriques correspondantes de notre page d’accueil.

 

Rapport d'essai